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Carnet de route – Des murs ou des ponts?


Forme de politesse oblige, tu apprends très tôt qu’on ne dit pas moi et Marie, mais plutôt Marie et moi. Ceci s’applique aussi bien en anglais qu’en français. À vrai dire, tu n’y penses pas vraiment, tu utilises cette formule comme on te l’a instruite.


Puis, en grandissant, tu rencontres des gens. Peux être pas tant que ça certes (dépendant des cas), mais ton cercle s’élargit aussi bien que tes ambitions et tes rêves. Et éventuellement à un moment ou un autre, tu te poses cette question « dois-je vivre que pour moi ou devrais-je comme je l’ai appris mettre les autres avant moi ?».


Ton temps est une denrée qui se raréfie en grandissant. Tandis que tes ambitions et tes envies décuplent, le nombre d’heures dont tu disposes chaque jour reste le même.


Est-ce effectivement une question de temps ou devons-nous nous rendre à l’évidence que l’homme est beaucoup trop égoïste, individualiste, avare, égocentrique pour se soucier de l’autre même si son temps n’était pas compté ?


Jusqu’ici, je me suis aperçu que dépendant de la situation ou plus particulièrement de la personne concernée, nos choix diffèrent. À un moment pas forcément défini, une liste de priorités est établie et aider les autres n’en fait pas toujours partie.


Réussir ensemble sonne pourtant si bien à l’oreille, mais est-ce vraiment réaliste ?


Comme Voltaire l’avait dit d’ailleurs « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » Si tu es mieux loti, tu es en partie responsable d’aider ceux qui sont au bas de l’échelle. Certains le font, d’autres pas, mais ce choix se pose à chacun d’entre nous. Ça remonte à quand la dernière fois que tu es venu/e en aide à quelqu’un ?


La transition parfois brutale de « nous » à moi se fait à la suite de mauvaises expériences, d’attentes non comblées, de rencontres qui laissent encore des années après, un gout amer.


Ceci dit, devons-nous construire des murs ou des ponts ?


Déchiré certes entre le besoin de se protéger de ces déceptions et cette responsabilité qui nous incombe d’aider les autres parce que nous avons été suffisamment chanceux pour réussir là où d’autres ont échoué, le choix demeure difficile.


Une prise décision est imminente par contre. Ne pas choisir est aussi un choix tout comme ne pas prendre position est aussi une prise de position.


Un mur ou un pont ?


Le choix est notre. Il l’est toujours.


Je vous laisse sur ces belles paroles de Mere Theresa.


Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes, Pardonne les quand même…


Si tu es gentil, les gens peuvent t’accuser d’être égoïste et d’avoir des arrières pensées,

Sois gentil quand même…


Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,

Réussis quand même…


Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,

Sois honnête et franc quand même…


Ce que tu as mis des années à construire, quelqu’un pourrait le détruire en une nuit,

Construis quand même…


Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,

Sois heureux quand même…


Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain,

Fais le bien quand même…


Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,

Donne au monde le meilleur que tu as quand même…


Tu vois, en faisant une analyse finale, c’est une histoire entre toi et Dieu, cela n’a jamais été entre eux et toi.


Sœur et Mère TERESA


Photo: Roufa Ferchichi

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